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Laetitia GOT-THEPAULT
chargée de mission presse et communication

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Communiqué de presse - Année 2010


Violences en milieu scolaire : La Défenseure des enfants, Dominique Versini, estime indispensable que soient prises en compte dans les futurs états-généraux sur la sécurité à l’école les propositions faites par les collégiens et lycéens lors de sa consultation nationale « Parole aux jeunes »

Le 17 février 2010

Plusieurs actes de violences graves et inacceptables à l’égard d’adolescents et d’adultes se sont produits récemment dans des établissements scolaires suscitant une vive émotion et des interrogations sur les comportements et les difficultés d’une partie de la jeunesse, auteurs et victimes.

Cette question de la violence et notamment des violences en milieu scolaire est un thème préoccupant auquel la Défenseure des enfants a consacré plusieurs débats dans la consultation nationale « Parole aux jeunes » qu’elle a organisée durant 18 mois en 2008 et 2009. A cette occasion, 2500 adolescents de tous âges, toutes origines sociales et scolaires se sont exprimés. Ces jeunes ont rapporté des faits et des informations puisés dans leur quotidien qui les conduisaient à avoir l’impression de vivre dans une atmosphère sociale de violence : images violentes et pornographiques diffusées dans les médias ou sur internet, violences intrafamiliales, vidéo et jeux violents...

De nombreux collégiens et lycéens ont dit se trouver effectivement confrontés à un climat de violence dans leur établissement scolaire. La violence verbale - insultes sexistes, racistes, homophobes, provocations, dénigrements, humiliations - est la plus courante et est souvent à l’origine de manifestations diverses de violences physiques.

La Défenseure des enfants constate avec regret que face à ces situations trop nombreuses de violences, les adolescents ont du mal à trouver dans les établissements scolaires des interlocuteurs formés à ces problématiques et des informations utiles pour être aidés (numéros de téléphone spécifiques, lieux d’accueil...).

Elle considère que la consultation nationale « parole aux jeunes » a fait émerger des recommandations émanant des jeunes qui lui paraissent devoir être prises en compte par le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, lors de la préparation des états généraux sur la sécurité à l’école.

  1. Augmenter les postes de surveillants et d'éducateurs dans les établissements scolaires.
  2. Créer des lieux d’accueil, des lieux d’écoute et d’accompagnement psychologique.
    • Doter les collèges de lieux et de personnels dédiés à l'écoute.
    • Organiser des temps de parole dans les écoles pour « mettre à plat » avec les élèves les problèmes.
    • Soigner les auteurs de violences : les obliger à suivre un stage "antiviolence".
  1. Instaurer des médiateurs de vie scolaire chargés de lutter contre la violence et d’améliorer la communication entre les élèves
    • Former des jeunes adultes (18-25 ans - civils volontaires) à parler aux jeunes
    • Instaurer des rencontres avec des jeunes violents « repentis ».
  1. Développer la formation autour de la violence :
    • Dans les cours d'éducation civique, juridique et sociale. Ajouter à ce programme des cours de découverte des différentes cultures.
    • Mettre en place des formations à la maîtrise de soi et des cours de communication pour être capable de tout exprimer sans violence. Organiser des débats et pratiquer des jeux de rôle autour de la violence dès l’école primaire.
    • Aider les jeunes en souffrance ayant des comportements violents, par exemple en créant des activités (art de rue, pièces de théâtre...) pour leur permettre d’exprimer leur mal être autrement que par des actes violents.
  1. Renforcer l’autorité des professeurs et des conseillers principaux d’éducation. Aider et accompagner les parents dans leur rôle d’éducation et leur fonction d’autorité.

La Défenseure des enfants, met en garde les pouvoirs publics sur le fait que les faits divers récents dans lesquels des adolescents sont impliqués ne peuvent résumer les comportements de toute et une jeunesse et qu’il convient d’éviter les réponses à dominante sécuritaire au détriment du nécessaire investissement dans la médiation et l’éducation en milieu scolaire, comme le préconise l’article 19 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

<p> Si tes droits ne sont pas respect&eacute;s, <a href="contactForm.php" title="formulaire de contact" alt="formulaire de contact">contacte directement</a> la D&eacute;fenseure des enfants </p> <p> 104, boulevard Auguste Blanqui<br /> 75013 Paris </p>